Bølge est une machine constituée d’un aquarium contenant de l’eau salée, de petites fontes en étain, un tube acier inox et d’un générateur 12V. Le courant émis par le générateur et circulant dans l’aquarium transfère les particules d’étain vers le tube d’acier inox par électrolyse. Les sculptures sont ainsi désagrégées très lentement dans le fond de l’aquarium.

Bølge is a machine made of an aquarium containing salt, water, tin sculptures, a stainless steel tube and a 12V generator. The electricity circulating in the aquarium transfers the tin particles to the stainless steel tube by a system of electrolysis. The sculptures are thus disintegrated very slowly in the bottom of the aquarium.

Smålstein est une installation in situ sur les vitres de Halle Nord, Genève. Elle reprend un geste que je faisais quotidiennement sur le voilier Knut lors de la résidence aux Spitzberg : jouer avec de petits morceaux de verres colorés rapportés dans ma valise et collés sur le hublot du carré.

Smålstein is an installation in situ on the windows of Halle Nord, Geneva. It reproduces a gesture I have made every day on the sailing boat Knut during the residency in Spitsbergen : I used to play with small pieces of colored glasses brought in my luggage and glued on the porthole of the boat.

Vind est une video loop abstraite collectant et superposant des images de sources lumineuses filmées sur le voilier Knut lors de la résidence aux Sptizberg.
« Tel un explorateur, je veux conquérir les phénomènes optiques. Mon safari sur les mers septentrionales me permettra de chasser ces motifs liés à la météorologie, à la légende de la mer et du froid. »
Mais l’explorateur est aussi celui qui truque et qui garnit les cabinets de curiosités d’artéfacts douteux.

Vind is an abstract video loop collecting images of light sources filmed on the Knut sailboat during the residency in Sptizbergen. "Like an explorer, I want to conquer optical phenomena. My safari on the northern seas has to goal these patterns related to meteorology, to the legend of the sea and the cold. »
But the explorer is also the one who fakes and who brings to cabinets de curiosités with doubtful artifacts.

La série Boreas a été fondue à bord du voilier Knut et coulée dans l'eau Arctique, lors de la résidence au Spitzberg. C'était un jour de grand vent dans le Kongsfjorden, un vent glacial qui soufflait du Nord. Les pièces sont en étain et mesurent au maximum 7x8x12cm.

The Boreas serie was melted aboard the Knut sailboat and poured into the Arctic water during the residency in Spitsbergen. It was in the Kongsfjorden, a day of wind, an icy wind blowing from the north. The pieces are made of tin and measure at most 7x8x12cm.

Dans le dernier volet dédié à l’Ecume de Mer, j’ai choisi de cristalliser mes intentions et mes recherches dans l’espace même du bateau.
L’espace additionne les traces de mes nombreux passages dans le lieu.
J’y ai dormi, j’y ai navigué, j’y ai lu et travaillé.
Le bateau n’était pas à proprement parlé un lieu d’habitation mais plutôt un lieu de recherche, bien que ma démarche s’inscrive dans une série d’expérience d’occupations à des fins d’habitation.
Un livre de bord décrit de façon formelle les expériences de navigations. Les vidéos Stream y sont présentées. Une bande sonore interprète une citation de Thomas Coville, navigateur gagnant du Vendée Globe en 2001 : There is someone who, about another context said "The conquerors of the useless". We are not directly productive for the consumer society, we are not directly productive for the global business except that in fact we produce something, we bring something, we send, we transmit something immeasurable which quiet a lot of people actually need. Le hublot du carré central contient un liquide bleu soumis aux mouvements du bateau sur l’eau. Ce liquide rappelle l’horizon, à l’image de ces lunettes, gadget que l’on porte pour éviter le mal de mer. Une plante flottante à croissance très rapide (Eichhornia crassipes) a trouvé sa place dans l’évier inutilisé du coin cuisine.
Ces objets ajoutés à ceux de mon quotidien sur le bateau, sont la synthèse des pistes dégagées par ma recherche : l’instabilité et la mouvance des formes fluides, la quête possiblement absurde d’un ailleurs mythifié, la vie bel et bien réelle au coeur de ces formes abstraites.

In the last work dedicated to the boat Ecume de Mer, I have chosen to crystallize my intentions and my research in the space of the boat. The space hosts a collect of my many stays. Sleeping, navigating, reading and working. The boat was not strictly speaking a dwelling space, but rather a research space. Even if my approach is linked to my numerous occupations for habitation purposes. A logbook describes the navigation experiences. The videos Stream are presented. A soundtrack interprets a quote from Thomas Coville, navigator of the Vendée Globe in 2001:
«There is someone who, in another context, said "The conquerors of the useless". We are not directly productive for the consumer society, we are not directly productive for world trade except that in fact we produce something, we bring something, we send, we transmit something immeasurable which many people need. »
One of the porthole contains a blue liquid subjected to the movements of the boat on the water. This liquid is reminiscent of the horizon, like these glasses, gadget to avoid seasickness. A very fast growing floating plant (Eichhornia crassipes) has found its place in the unused kitchen sink. These objects were added to those of the daily life on the boat.

Pendant la performance, j’active la « fonderie-maison » que j’ai fabriquée. Cette fonderie portative est constituée d’un sèche-cheveux électrique, d’un seau en métal enduit de béton réfractaire, d’un tube et d’un couvercle. La fonderie est active lorsque le charbon et le sèche-cheveux qui se charge d’augmenter l’apport d’air, sont allumés. Je fonds l’aluminium qui est à ma portée, souvent des canettes de bières, tout en discutant et en profitant de la chaleur du feu. Grâce à cette fonderie, je mets en scène une fois de plus les phénomènes du naturel qui me fascinent, comme ici la fusion. Ce phénomène en déroulement plonge le public dans un état contemplatif malgré la matérialité brute du dispositif DIY. Le métal n’est jamais coulé. L’action ne mène pas à la production d’objets.

The performance consists in activating a home-made foundry. This itinerant foundry includes an electric hair dryer, a metal bucket coated with refractory concrete, a tube and a lid. The foundry is active when the coal is burning and the hair dryer is on. I melt the aluminum found around, often beer cans, while chatting and enjoying the warmth of the fire. Thanks to this foundry, I once again stage the phenomena of nature that fascinate me, as here the fusion. This phenomenon immerges the public into a contemplative state despite the raw materiality of the DIY device. The metal is not poured. The action does not lead to the production of objects.

Un volume cubique transparent accueille deux liquides, l’un bleu, plus dense et plus opaque que l’autre, jaune. Entre les deux, une surface poussiéreuse. Grâce à une programmation, le moteur qui met en mouvement les liquides, décrit des boucles correspondant à l’amplitude des marrées enregistrées sur ce que l’on appelle la Space Coast, en Floride, côte qui accueille la base de lancement de la NASA à Cap Canaveral. Ce travail s’inspire de la planète Solaris dans le roman éponyme de Stanislas Lem. La surface liquide de la planète donne l’illusion de formes mouvantes et reconnaissables. Ici, la fine pellicule entre les deux liquides est le point d’encrage de l’imagination du spectateur. Le regard de celui-ci s’abîme dans la profondeur du premier liquide et rencontre l’écran d’opacité du second. La coloration, la consistance des liquides évoquent l’art psychédélique et révèlent l’aspect grotesque de la sculpture. Le son produit et le mouvement appliqué au volume inscrit la pièce dans le domaine cinétique. La pièce est autonome et mêle avec ambiguité haute et basse technologie, le tout dans une certaine vacuité.

A transparent cubic volume is filled with two different and heterogenous liquids. Between the two, a dusty surface. Thanks to a program, the engine that sets the liquids in motion, describes loops corresponding to the amplitude of the tides recorded on the Space Coast in Florida. This work is inspired by the Solaris planet in Stanislas Lem's eponymous novel. The liquid surface of the planet gives the illusion of moving and recognizable forms. Here, the thin film between the two liquids is the inking point of the viewer's imagination. The coloring, the consistency of liquids evoke psychedelic art and reveal a certain grotesque aspect of the sculpture. The piece is autonomous and mixes with ambiguity high and low technology.

Collaboration avec Livia Johann, Festival Sale Friche, Genève.
Elle se compose de deux pôles interdépendants. Une des figures féminines tape sur un ordinateur un texte qui est converti en ondes par une programmation. La diffusion de ce code sonore est pris en charge par la structure en aluminium plié porté par la deuxième figure qui circule dans l’espace au gré des discussions et des rencontres, libre de tous mouvements, simplement reliée par un câble son. La pièce se base sur des sources appelant des univers différents. Le texte de Donna Haraway Cyborg Manifesto écrit en 1981, le film Blade Runner et donc la nouvelle de K.Dick Les androïdes rêvent-ils de moutons mécaniques ? ainsi que la scène d’ouverture du film de William Klein Mais qui êtes vous Polly Magoo ? La performance évoque des questions liées à l’émergence d’un être post-moderne, définit par Haraway comme le cyborg. Cet être augmenté n’est pas une marionnette de l’artiste mais bien celle de sa propre condition. De même, la participation des éléments vivants à l’animation de la soirée environnante permet l’absence d’autorité spectaculaire des artistes sur le public. Seul le texte fait autorité. A l’image de ce nouvel être, le dispositif tout entier est composé autant d’élément organiques que technologiques, il mêle hautes et basses technologies.

Collaboration with Livia Johann, at Sale Friche Festival, Geneva.
The performance consists of two interdependent poles. One of the female figures types on a computer a text that is converted into waves by a program. The diffusion of this sound code is broadcast by the folded aluminum structure worn by the second figure that circulates in the space, free of movements, simply connected by a sound cable. The piece is based on sources calling different universes. The text of Donna Haraway Cyborg Manifesto written in 1981, the film Blade Runner and so the short story of K.Dick Do androids dream of mechanical sheep ? as well as the opening scene of William Klein's movie But who are you Polly Magoo ? The performance evokes questions related to the emergence of a post-modern being, defined by Haraway as the cyborg. This augmented being is not a puppet of the artist but a being responsible for his own condition. Similarly, the participation of the living elements in the animation of the surrounding evening allows the absence of spectacular authority of artists on the public. The text only is authoritative. In the image of this new being, the entire device is composed of both organic and technological elements, mixing high and low technologies.

Cette série de vidéos est constituée de captations de mouvements liquides colorés. Ces fluides en mouvement sont diffusés dans une salle blanche et éclairée, à travers divers supports comme des écrans ou des projections murales, ainsi que des projections sur sculptures, revisitant ainsi le support pictural. Proche d’une esthétique « années 1960 », les vidéos proposent un rythme lent et contemplatif dont les sujets et leur échelle restent inconnus. La série est accompagnée d’une machine, ainsi que d’une maquette du lieu comprenant les interventions dans l’espace. La machine est composée d’une structure en acier qui supporte un récipient en verre dans lequel cohabitent des liquides non-miscibles. Ce récipient dont le contenu est projeté au plafond par une lampe diapositive, est animé par un moteur relié à une programmation. En effet, une caméra capte les proportions de couleurs présentes et envoie l’information à l’ordinateur qui analyse les informations et, dépendemment de celles-ci, commande au moteur le sens et la vitesse de rotation. La machine se nourrit de son propre mouvement pour continuer son cycle absurde. Le son du moteur et ses mouvement brusques et désordonnés accentuent la sensation d’un fonctionnement irrationnel. Au plafond, la projection lumineuse témoigne de l’évolution des flux colorés. A la lumière les couleurs se mêlent, dans leur contenant elles s’évitent. La machine dont les composants électroniques sont exhibés affirme sa matérialité en opposition aux sujets flottants des vidéos. D’un gadget lumineux et décoratif à un objet de film d’anticipation, le statut de la pièce reste difficile à identifier.

This serie of videos consists of captations of colored liquid movements. These moving fluids are diffused in a clean and illuminated room, through various supports like screens or wall projections, as well as projections on sculptures, thus revisiting the pictorial support. Close to a "1960s" aesthetic, the videos offer a slow and contemplative rhythm whose subjects and scale remain unknown. The series is accompanied by a machine, as well as a model of the place including interventions in space. The machine consists of a steel structure that supports a glass container in which non-miscible liquids coexist. This container whose content is projected on the ceiling by a lamp, and is driven by a motor connected to a program. Indeed, a camera captures the proportions of colors present and sends the information to the computer that analyzes the information and, depending on these, controls the motor direction and speed of rotation. The machine feeds on its own motion to continue its absurd cycle. The sound of the engine and its disordered movements accentuate the feeling of irrational functioning. On the ceiling, the luminous projection testifies to the evolution of the colored flows. The machine whose electronic components are exhibited affirms its materiality in opposition to the floating subjects of the videos. From a bright and decorative gadget to an anticipatory movie object, the status of the piece remains difficult to identify.

La série de vidéos représente un ciel bleu traversé de buées d’échappement d’avions, en anglais «contrail». Les vidéos sont toutes projetées en boucles et forment une mosaïque sur un mur blanc. Les variations chromatiques rappellent une série d’aquarelles et ce sentiment est renforcé par la projection qui allège l’application de la couleur sur le blanc.La taille des vidéos et la présence de nuages blancs emmènent immédiatement le visiteur dans le domaine de la peinture romantique et de la notion de sublime grandeur telle qu’on la retrouve chez Caspar David Friedrich dans le tableau Le voyageur contemplant une mer de nuages. Mais le trait blanc et immatériel des contrails se dessine dans le cadre de la video et tâche l’aplat bleu. Il est un point d’accroche au regard contemplatif mais il déstabilise l’image en montrant sa vacuité et on reconnait les bleus génériques des écrans lumineux d’Information Fiction Publicité.

The video serie represents a blue sky crossed by contrails. The videos are all projected in loops and form a mosaic on a white wall. The chromatic variations recall a series of watercolors and this feeling is reinforced by the projection. The size of the videos and the presence of white clouds immediately take the visitor into the realm of romantic painting and the notion of sublime, as found in Caspar David Friedrich’s paintings. But the white and immaterial feature crosses the frame of the video and stains the blue surface. It is a point of attachment to the contemplative gaze but it destabilizes the image by showing its emptiness, we can recognize the generic blue of the light screens of Information Fiction Publicité.

La saison froide attaque les bateaux par l’humidité. J’ai choisi d’évacuer le plancher intérieur de l’habitacle pour le protéger. La coque intérieure mise à nue, la disparition du plancher rend les déplacements incommodes et modifie l’expérience de l’espace. Ces morceaux de plancher sont disposés à plat dans une salle, formant une cartographie de l’espace habitable du bateau. Cet espace est projeté au sol et nous pouvons nous projeter dedans. Le dispositif rejoue les tensions spatiales du voyage en mer, oscillant toujours entre vaste et clos, extérieur et intérieur.

The cold season attacks the boats with humidity. I chose to evacuate the interior floor of the cabin to protect it. The inner shell bare makes movements inside inconvenient and changes the experience of space. These pieces of floor are laid flat in a room, forming a map of the living space of the boat. This space is projected on the ground and we can project ourselves into it. The device re-enacts the spatial tensions of the sea voyage, always oscillating between vast and enclosed, exterior and interior.

La vidéo Stream soumet une succession de départs du port au moteur. Le processus est toujours le même : la vidéo prend fin une fois les voiles hissées et le moteur coupé, mais le point de vue, le temps, et les équipiers changent. La répétition et la longueur de la vidéo met l’emphase sur une certaine absurdité. Le mauvais temps, la solitude et la dureté ajoutés à cette absurdité déçoit l’idée romantique de la voile et fait écho au quotidien de la pratique artistique.

The video Stream submits a succession of departures from the harbor. The process is always the same: the video ends once the sails are hoisted and the engine is shut off, but the view, the weather, and the crews change. The repetition and length of the video emphasizes a certain absurdity. The bad weather, loneliness and harshness added to this absurdity disappoints the romantic idea of sailing and echoes the daily practice of art.

La présentation EdM, dure environ 30 minutes et consiste à entretenir l’assemblée sur le nom du modèle du bateau Ecume de Mer. Le texte, très factuel, propose un flux faisant toujours découler du précédent thème le suivant tout en conservant l’expression «écume de mer».

The presentation EdM, lasts approximately 30 minutes and consists in maintaining the assembly on the name of the model of the boat Ecume de Mer. The text, very factual, proposes a flow always going from a theme to the following through the expression " écume de mer ».

L’aquarium qui était stocké chez moi abrite désormais la vie. Du pont du bateau et à l’aide d’un grappin, j’ai pêché les algues que je peux voir au fond du lac Léman. Remises à l’eau dans cette tranche de lac, elles charrient des espèces animales visibles (crevettes, écrevisses, moules) mais aussi d’autres espèces invisibles. Cet aquarium représente la fascination que j’ai pour les milieux aquatiques et plus largement le milieu fluide. Les parois de verre donnent forme à l’informe. Mais le fluide et la vie restent des données insaisissables et incommensurables.

From the bridge of the boat and with a grappling hook, I fished the seaweed that I can see in the bottom of Geneva’s Lake. Released in the aquarium, this slice of lake, they carry visible animal species (shrimps, crayfish, mussels) but also other invisible species. This aquarium represents the fascination I have for aquatic environments and more widely the fluid environment. The glass walls give form to the formless. But fluid and life remain elusive and immeasurable.

Lors de ce travail, j’ai occupé une petite maison au fond d’un jardin dans la campagne genevoise pendant quelques mois. Cette maison inoccupée depuis plusieurs années, a accueilli une sélection d’objets trouvés sur place et d’autres réinterprétés, issus de films des années 80, appartenant au « cinéma du look ». Un cinéma dont l’esthétique colorée et lumineuse est exacerbée, parfois au dépend de la narration. Ces deux types d’objets cohabitent avec ceux qui participaient à mon installation passagère dans le lieu. Ainsi la baignoire est augmentée d’une pièce sonore inspirée du Grand Bleu, ainsi que d’un bain à bulles bleues. Le tapis blanc en poils épais accueille la contemplation d’une affiche publicitaire tirée du film La lune dans le caniveau représentant une bouteille de soda qui flotte dans la mer et projetée au mur. Le lit fait face à une machine issue du film Diva, aquarium d’un mètre de long qui oscille de gauche à droite en impliquant un mouvement de vague au liquide contenu. Un parasol à franges de plastique orange pose devant un fond bleu. Des éléments lumineux ponctuent l’espace et relie les interventions. Les visiteurs sont conduits sur le lieu en minibus. Les interventions mettent en tension ce qui est du territoire de l’intime d’une maison et ce qui est mis en scène, elles poussent à l’interprétation et donnent les pistes d’une fiction. Elles amplifient les rapports entre intérieur et extérieur. L’univers est immersif et accueillant.

During this work, I occupied a small house in a garden of Geneva’s countryside for a few months. This unoccupied house for several years, has hosted a selection of objects found on the spot and other reinterpreted, from movies of the 80s, belonging to the "cinema du look". A french cinema’s tendency whose colorful and luminous aesthetic is exacerbated, and take sometimes the place of the narration. These two types of objects coexist with those who participated in my temporary installation in the place. The bathtub is enhanced by a sound piece inspired by the Grand Bleu and produced by Simon Acevedo, producer of the band ChâteauGhetto, as well as a blue bubble bath. The thick white carpet welcomes the contemplation of an advertising poster from the movie La lune dans le caniveau representing a bottle of soda floating in the sea and projected on the wall. The bed faces a machine from the movie Diva : a one meter long aquarium that oscillates from left to right producing a wave motion. A parasol with orange plastic fringes poses in front of a blue background. Luminous elements punctuate the space and connect the interventions. Visitors are driven to the place by minibus. The interventions question what is the territory of the intimacy of a house and what is staged, they push to interpret and give leads for a fiction. They amplify the relations between inside and outside. The universe is immersive and welcoming.

Le projet réunit quatre différentes pièces, qui ont été conçues pour figurer dans un ensemble mais qui peuvent se désolidariser. L’espace situé dans un sous-sol sombre accueille une machine à sable, un ciel liquide, une fontaine fluorescente, une machine à marrée. La machine à sable nécessite une batterie 12 volts qui grâce au concours d’un Arduino et d’un moteur d’essuie-glace, actionne le tambour en métal de la machine à laver. La structure qui la supporte permet de voir tomber sur le sol, le sable qui est extrait de la rotation des graviers contenus dans le tambour. Le ciel liquide est la représentation d’un ciel nuageux suspendu entre deux eaux. Il est donné à voir dans un aquarium en verre et en métal. Un néon alimenté et suspendu par des câbles depuis le plafond éclaire la longueur de l’aquarium. La fontaine est une fontaine de jardin contenue dans un évier d’atelier, l’eau qu’elle propulse est fluorescente. La machine à marée est une machine qui brasse deux liquides non miscibles en formant des motifs aléatoires et colorés. Le moteur est réglé sur des données de marrées. Le visiteur est immergé dans une lumière ambiante passant du bleu au vert fluorescent. Les dispositifs se basent sur des phénomènes naturels en lien avec le fluide, les rejouent de façon absurde et poétique. Chaque machine est fabriquée par récupération, assemblage et l’esthétique qui en découle se définit par défaut. La plupart des choix sont des choix d’atelier : de logique de travail ( mobilité, autonomie, immédiateté, trouvaille, accidents ). Ces choix sont faits dans le seul but de produire efficacement les phénomènes à contempler. Les sons générés par les machines peuvent être assourdissants ou discrets, voire bucoliques. Chacun d’entre eux contribue à l’absurde du dispositif. Cet absurde, en questionnant le visiteur peut engendrer des pistes de narrations.

The project brings together four different pieces, which were designed to be part of a set but that can be separated. The space in a dark basement hosts a sand machine, a liquid sky, a fluorescent fountain, and a tide machine.
The sand machine requires a 12-volt battery which, thanks to the help of an Arduino and a wiper motor, activates the metal drum of the washing machine. The structure allows to see falling on the ground the sand that is extracted from the rotation of the gravel contained in the drum.
The liquid sky is the representation of a cloudy sky suspended between two waters. It is given to see in a glass aquarium. A neon powered and suspended by cables from the ceiling enlights the length of the aquarium.
The fountain is a garden fountain contained in a big sink, the water it propels is fluorescent.
The tide machine is a machine that brews two immiscible liquids by forming random and colored patterns. The motor is set on tide’s datas.
The visitor is immersed in ambient light passing from blue to fluorescent green. The devices are based on natural phenomena related to the fluid, they replay them in an absurd and poetic way. Each machine is assembled with found materials and aesthetics that results is set by default. Most choices are practical or logical, defined by desire of mobility, autonomy, immediacy, accidents. These choices are made for the purpose of efficiently producing the phenomena to contemplate. The sounds generated by the machines can be deafening or discreet, even bucolic. Each of them contributes to the absurdity of the space. This absurd, questioning the visitor can generate narration tracks.

Collaboration avec Maud Le Monnier et Thomas Baud « Grand Souper de Noel ! C’est la soupe mais en plus grand, en plus festif, en meilleur. Amenez des oeuvres qui se mangent et qui se boivent. Faites vos sculptures en cocktails, vos photos en gâteaux, vos performances en petits pains, vos peintures en pizzas, et surtout venez les manger avec nous le mardi 15.12.15 ! ».

Works to drink / Works to eat
Collaboration with Maud Le Monnier and Thomas Baud :
« Great Christmas Dinner! It's the soup but more festive, bigger, better. Bring works that are eatable. Make your sculptures in cocktails, your photos in cakes, your performances in pastry, your paintings in pizzas, and especially come to eat them with us on Tuesday 15.12.15! "

La vidéo Cubes est la version accélérée de la dissolution de neuf cubes d’acier dans une cuve turquoise remplie de liquide. Le résidu de la dissolution forme des motifs mouvants dans le fond du bac. La vidéo présentée sur un moniteur, semble être la documentation de quelque obscure expérience scientifique et dangereuse. Le cadrage ne suggère aucun indice spatio-temporel, ni aucune échelle.

The video Cubes is the accelerated version of the dissolution of nine steel cubes in a turquoise tank filled with liquid. The residue of the dissolution forms moving patterns in the bottom of the tank. The video presented on a monitor, seems to be the documentation of some obscure scientific and dangerous experiment. The frame does not suggest any spatio-temporal or scale clues.

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